La douceur qui fait presque pleurer

La douceur qui fait presque pleurer
La finesse qui fait presque mourir
Et renaitre de feuilles du hêtre
Qui s’entrelacent en formes des cœurs
Et en formes des gouttes
Et en formes des cercles
Et en formes qui ne ressemblent à rien
Renaitre c’est simple
Renaitre c’est mou
C’est ardent ombragé sablonneux
C’est bizarre éclatant poussiéreux irisant
Comme de l’eau qui irrigue les allées
Renaitre c’est simple
Il suffit d’arrêter
Sur un sentier du parc qui se coupe
Par des crevasses du jour toujours plus minces il semble
Illusion mais au fond ça suffit
Se renaitre c’est mettre
Le soleil derrière
Un grand tronc puis se mettre à mouvoir
C’est un peu comme les gammes sauf que les doigts c’est toi
Et le son c’est une toile d’araignée
Pour exemple je dis pour exemple parce que
Ça peut être toute chose qui flotte
Tout ce qui penche à la gauche quand tu bouges à la droite
Tout ce qui brille au soleil et le soleil qui rampe
Sur le tronc du grand pin qui le cache
Se renaitre c’est prendre un morceau du bleu clair
Le coller sur le jade du feuillage
Puis du blanc des parois qui empruntent du rose
Des façades et des toits entassés
Les verser dans les formes
Des loggias éventrées
S’éloigner patienter répéter
Puis se mettre à marcher
Comme si de rien n’était
Si légère si légère si légère