L’orange

L’orange que le soleil couchant
Distribua sur les loggias
Les écorchant de leur vitrage
Et les submergeant dans le rouge
Du crépuscule
Du sang qui coule
Des lèvres qui s’ouvrent et qui sécrètent
L’élixir doux des paroles
Celui qui suinte d’une fenêtre à l’autre
En remplissant du pullulement
Les alvéoles d’un long immeuble
En surplomb de Madrid Rio
Et les yeux bleu marbré
L’observent d’une autre perspective
Sans le savoir
L’orange devient noir