Venus ut descendas ad me precor
Nescio quam longe abes sed scio
Te fere me propior esse quam
Iuppiter Lunaeque eius pallidae
Dubito nam te me audivisse
Suspicorque te se rogavisse
Quo modo invenimus nos sese
Si neque te adeo vocari
Neque tibi dico quam te careo
Dum Berolini solivago ego
Florentia tua autem est domus
Tantum manus moveo in vacuo
Usque ad oculis tuis ocurro
Et capillorum tuorum undas
In pariete quodam angosco
Vivum argentum Lunae lucis
Palidae ex latibulo noctis
Ex solitudini sollicitato
In via deserta quam nunquam
Antea ivi te video teque
Voco sed responsum non exspecto
Non me aspectas neque vides me
Cum sic modo delineata es
Sed quoniam sumus in hoc loco
Per casu vel deorum consilio
Silentium ubi urbs circumsilit
Loquimur de sola re quae refert
Version en français
Descends à moi Venus je prie
Je ne sais pas quelle distance nous sépare
Mais je sais que c’est plus proche que d’ici
Jusqu’à Jupiter et ses lunes livides
Je doute quand même que m’aies entendu
Et je suspecte que te demandes aussi
Comment pourrait-on jamais se trouver
Si je n’ose même pas lancer un appel
Ni te dire combien tu me manques
En rôdant dans les rues berlinoises
C’est la Florence cependant qui t’abrite
Je ne peux que tâtonner dans le vide
Jusqu’à ce que je me trouve devant tes yeux
Et les ondes de ta chevelure tant aimée
Reconnais soudainement sur une paroi quelconque
Sollicitée de l’inexistence pure
De la tanière de la nuit livide
Par l’argent vif du clair de Lune qui coule
Dans une ruelle déserte que j’ignorais
Jusqu’à ce soir te voilà ici
Je t’appelle sans attendre une réponse
Tes yeux ne me retournent pas le regard
Parce que c’est comme ça qu’on t’a dessinée
Mais comme on est ensemble dans ce lieu
Par hasard ou par volonté des dieux
La où la ville contourne le silence
Parlons de la seule chose que compte