L’orange

L’orange que le soleil couchantDistribua sur les loggiasLes écorchant de leur vitrageEt les submergeant dans le rougeDu crépusculeDu sang qui couleDes lèvres qui s’ouvrent et qui sécrètentL’élixir doux des parolesCelui qui suinte d’une fenêtre à l’autreEn remplissant du pullulementLes alvéoles d’un long immeubleEn surplomb de Madrid RioEt les yeux bleu marbréL’observent d’une autre perspectiveSans le savoirL’orange devient noir Continue reading L’orange

Un tableau

Le rouge l’orange le mauve l’azurL’aigue-marine le presque vertLe vert vraiment le vert à peineSorti du corps du bleu foncéLe vert pistache le vert poireauLe vert tilleul le vert printempsLe vert dont on ignore le nomQui n’existe que dans ce poèmeL’orange s’en va le jaune persisteLes cheminées le seul objetSuffisamment chargé du sensQui est admis sur ce tableauLes gouttes qui coulent le rouge c’est denseAh oui les antennes elles aussiElles sont admises car elles sont mincesEt les insectes et les personnesSauf celles qui scellent les rideauxMais à part cela c’est tout le nuageQui forme une tête de hérissonUne partition que … Continue reading Un tableau

La douceur qui fait presque pleurer

La douceur qui fait presque pleurerLa finesse qui fait presque mourirEt renaitre de feuilles du hêtreQui s’entrelacent en formes des cœursEt en formes des gouttesEt en formes des cerclesEt en formes qui ne ressemblent à rienRenaitre c’est simpleRenaitre c’est mouC’est ardent ombragé sablonneuxC’est bizarre éclatant poussiéreux irisantComme de l’eau qui irrigue les alléesRenaitre c’est simpleIl suffit d’arrêterSur un sentier du parc qui se coupePar des crevasses du jour toujours plus minces il sembleIllusion mais au fond ça suffitSe renaitre c’est mettreLe soleil derrièreUn grand tronc puis se mettre à mouvoirC’est un peu comme les gammes sauf que les doigts c’est … Continue reading La douceur qui fait presque pleurer

Una cosa

Si hay una cosa, querida España, que yo puedo decirte después de haber pasado a tu lado una cantidad de tiempo absolutamente insuficiente para juzgarte, pero, eso sí, suficiente para enamorarme, desilusionarme y enamorarme otra vez condicionalmente, si hay un tema que me hubiera gustado abordar, un detalle que querría comentar, una cosita que— ahora te lo digo, coño, tía. ¡Por favor, aprende ya español! ¿Qué? Pues eso, lo he dicho. Si te soy sincero, no lo puedo soportar más. Ya me he quejado en todos los bares de Madrid, a todos mis amigos, a los camareros, a los desconocidos, … Continue reading Una cosa