L’insupportable maintenant

L’insupportable maintenant
D’insupportables éléments
Du temps qui tombe comme des gouttes
D’étain dans un chaudron d’une rue
Éteinte ses fenêtres molles reflètent
Le flot carmin du métal chaud
Dali le pense en dormant
Un siècle avant de Jésus-Christ
Catulle le voit mais garde le si-
lence car les mots qui le crevassent
S’avèrent trop faibles pour percer
Ce mur pourtant ça semble dead simple
Le ciel se gonfle on tourne le coin
Là où l’aqueduc Marcien se mue
En éléphant mince qui décolle
Sur le fond rouge où l’ange court
Vers un homme pas encore présent
Extrapolant son impuissance
Sur la mélancolie de Mars
Où l’anglais même devient aride
Tu vois ce que je vois maintenant
Insupportable pour toutes les deux
Mais indicible pour aucune