C’est rien
Le mot est mort
L’air est pur la ruelle vide
L’horizon appuyé par les portiques
La nuit percée par les avions
Les jambes retiennent l’embryon
De la joie qui vient le jour après
Un café s’allume et s’entoure
Des papillons et des phases d’un corps
Un seul mais comme copié-collé
Sur les bancs qui comme se courbent un peu
Sous son poids comme s’ils étaient
Comme en gomme arabique l’écho
Résonne la vitrine reflète
La rue les voitures rien